Cette exposition est surprenante. Le CAUE travaille plutôt les permanences ou les mises en valeur des patrimoines. On ne saurait guère parler ici d’enracinement. Pourtant cette initiative en rejoint d’autres dans l’air du temps. Elle accompagne les pratiques de nos contemporains sur deux plans.
En matière de loisirs, on note la recherche croissante d’un habitat plus pérenne que la simple toile de tente et moins austère que la classique caravane. Et du coup les séjours dans ce type de structure se font naturellement plus nombreux.
Par ailleurs, ce concours se situe dans un cadre plus vaste, celui de « Petites Machines à Habiter » selon la formule de Le Corbusier. C’est l’expérimentation retrouvée à une échelle plus familière. C’est aussi la raison d’être de maquettes qui sont elles-mêmes autant de petites machines fort imaginatives pour le plaisir des visiteurs.
Le défi :
- Concevoir une unité d’habitation légère de loisirs d’une capacité d’hébergement de 4 personnes en résidence et 2 personnes supplémentaires de passage, comprenant les volumes nécessaires pour dormir, se détendre, manger et se laver.
- Contraintes de transport : les objets imaginés devront être mobiles, démontables ou non et d’un encombrement maximun de 11 m de long et 3,30 m de haut (hors tout).
- Contraintes de coût : la fabrication des objets ne devra pas dépasser 15 000 euros par unité (hors adaptation au sol).
85 participants :
Architectes, paysagistes, plasticiens, designers, étudiants.
Le jury :
Dominique Le Mener, président du CAUE et député de la Sarthe / Philippe Bataille, directeur de l’Ecole d’Architecture de Nantes / Alain Prébay, architecte / Jean-Philippe Vassal, architecte / Bernard Barto, architecte / Nicolas Duverger, architecte / Jean-Claude Deguines, designer / Jérôme Valadié, designer / Jean Devèche, directeur du CAUE de la Sarthe.
3 lauréats, 5 mentionnés.
Texte CAUE de la Sarthe






